jeudi, septembre 01, 2011

A la découverte de la vallée des Incas


Hello !

Et nous revoilà, toujours parmi les Péruviens et leurs ancêtres Incas à la découverte de la vallée des Incas. Il s'agit de nombreux sites Incas se trouvant entre Cusco et le Macchu Picchu. Une petite dizaines de sites sont accessibles, certains très similaires aux ruines du Macchu Picchu (en moins impressionnant) et d'autres plus étonnantes ! Nous avons choisi les secondes car il est vrai que voir des pierres peut devenir lassant pour des débutants en archéologie ! Nous avons donc visité pendant deux jours les sites de Maras (de marais salants), de Moray (laboratoire Inca en matière d'agriculture) et les cités Inca de Ollantaytambo et Pisaq !

Après quelques jours à Cusco à attendre que la pluie s'arrête, à profiter de la ville autant que possible (la cathédrale, les petits ruelles, les resto, etc.) et surtout à prendre des renseignements sur comment visiter la vallée des Incas pour le plus petit budget possible, nous avons pris notre premier bus !
Avant d'aller plus loin, voici ce que j'entends par budget restreint : aucun « tour touristique », le minimum de taxi, beaucoup de marche, des pic-nics et que des transports locaux. Sur le dernier point, quelle aventure !!! 

Au début, tout est tranquille, on paye nos tickets, on obtient deux sièges numérotés pour un trajet en bus de environ 2 heures, mais nous devons nous arrêter avant le terminus ! Pas de problème me direz-vous, suffit de demander au chauffeur ! On monte dans le bus, impossible de trouver le chauffeur alors on va s'asseoir. En quelques minutes, le bus est plein et il part. Jusque là, tout va bien. Sauf que Non !! il n'est pas plein le bus, en tout cas, pas au sens des Péruviens. Quelques minutes plus tard et pendant tout le voyage, le bus s'arrêtera pour, majoritairement, faire monter d'autres passagers jusqu'à que le bus soit vraiment plein. Comprenez, plus aucune place assise et surtout plus un mm² d'espace disponible dans le couloir et à l'avant du bus. Il nous est donc impossible de demander au chauffeur de s'arrêter... Sur le premier voyage, on est rigole car nos places sont vers l'arrière et à part un bonne suée pour sortir du bus (car bien sûr, personne ne bouge donc il faut y aller en force) à notre arrêt, tout s'est bien passé. Le lendemain ce sera plus sportif !

Nous sommes donc arrivés à un croisement, au milieu de paysages de montagnes fantastiques et très différents de ce que l'on connaît. Un simple croisement de route, c'était cela notre arrêt. Un taxi, dont la voiture est sûrement plus vieille que moi, nous fait monter à son bord pour quelques soles et nous amène à la ville : début de notre ballade. Après avoir gentiment mais énergiquement refusé au taxi de nous amener plus loin (il voulait pas nous lâcher et nous inventait toutes les raisons du monde pour nous conduire !!), nous avons pris le chemin vers les ruines de Moray. La ballade est superbe, les ciels est bleu et on prend beaucoup de plaisir à marcher.







Une heure plus tard, nous voilà sur le site, il s'agit d'une ancienne zone d’expérimentation Inca pour optimiser au mieux leurs cultures : à quel étage mettre les patates ? Et la salade ? Et le maïs ? Ils ont donc construit ce site en escalier tout à fait extraordinaire et bien conservé.



Et bien sûr le pic-nic sur le route du retour !
Après la découverte du site, nous reprenons notre marche vers les « salinera de Maras ». On passe au poste de police pour vérifier nos informations et prendre quelques directions. La marche est assez longue mais faisable donc on y va. Petite photo au passage avec les policiers ! (et ce n'est pas moi qui l'ait faite, c'est eux qui ont demandé !!!!). A nouveau, on marche gaiement au cœur de paysages magnifiques et bonne nouvelle, ça descend. Il ne faut pas oublier qu'on est haut et que marcher peut devenir rapidement épuisant avec le souffle court.

Le Salinera de Maras sont des anciens marais salants construit par les Incas. Chaque petits « lacs » étaient dédiés à une famille qui l'utilisait pour son usage personnel et vendait le surplus. Nous sommes en plein cœur de la montage, le sel vient d'une source d'eau salée plus haut. Après une recherche sans succès de taxi pour nous ramener en ville plus bas dans la vallée, nous finissons en marchant jusqu'à la grande route (encore 2 heures de marche) où l'on chope un taxi qui nous ramène à la gare de bus et ce dernier nous ramène à Cusco de nuit. Nous sommes fatigués mais content. C'était une bonne journée, nous avons vu beaucoup de belles choses et cette fatigue physique est agréable ! 

Un traditionnel poulet cuit (miam) et au lit.



En bas, dans la vallée ! avant de rentrée à Cuzco
Le lendemain, rebelote. On doit prendre le même bus mais ce coup-ci, nous nous sommes levés un peu trop tard. On choppe les deux dernières places d'un des derniers bus du matin....places vers l'entrée du bus. Là commence un voyage très long et inoubliable....des gens qui ne cessent de monter (et on ne parle pas de business man en costume mais de paysans portant des vêtements pas tout à fait frais, si vous voyez ce que je veux dire). Ils nous montent presque dessus, ils sont au-dessus de nos têtes, leurs éternuements se transforment en une écœurante pluie fine sur la tête de Lenia (j'en connais une qui était pas contente! Et qui a fini le voyage avec sa capuche dans le bus !) et on profite d'une odeur pas très agréable. Quant à moi, je suis encore plus devant sur un strapontin, j'essaye de me faire tout petit mais, bien qu'à 1m50 du chauffeur, je n'arrive pas à le voir. 15 personnes s'entassent à mes côtés, ainsi que deux poules tentant désespérément de s’échapper et des sacs de grains. Un Péruvien, sympathique au demeurant, essaye de m'apprendre le Quechua, il en profite pour se foutre un peu de ma gueule quand il voit que je comprends rien à ce qu'il dit ! Je lui parle un peu Français, il comprend pas non plus, je me fous un peu de sa gueule et nous voilà quite...le cours de quechua peut reprendre ! Bref, arrivé à Urubamba, il nous a fallu quelques minutes pour nous remettre de ses émotions...avant de reprendre un mini-van dans des conditions à peu près similaires pour Ollantaytambo. Héhé, au moins, on a payé quasiment rien !

[Vous comprendrez que je n'ai pas de photo de ce genre de moment....mais cela restera dans nos mémoires...]

Arrivé à Ollantaytambo, nous avons visité les ruines et pris notre pic-nic. Le site est superbe et chargé d'histoire, dont une fameuse (car presque unique) victoire des Incas sur les Espagnols grâce à cette forteresse. Malheureusement, on connaît l'histoire ; une deuxième attaque mieux organisée des espagnols a quant à elle était couronnée de succès. Je vous laisse découvrir les photos mais il est clair que c'est pas pareil de voir les photos de sites Incas et d'arpenter ces cités et d'essayer de s'imaginer dans la peau de ceux qui y vivaient !








On a presque failli tomber...mais la photo est bien...hum






La journée avance à toute vitesse et le soleil se couche tôt à cette saison, d'autant plus vite avec toutes ces montagnes environnantes. Il nous reste Pisac à découvrir qui se trouve à presque 2 heures de bus. On reprend un minivan, c'est moins terrible. Puis de retour à Urubamba, on prend un bus vers Pisac. Le chargement du bus est marrant à regarder....ils mettent des vélos et des chèvres sur le toit....ok. Ce coup-ci nous avons des sièges plus « normaux » mais le chauffeur est encore plus fou que celui du matin. Il s'arrête partout et fait monter des gens alors que le bus est plein à craquer....même des Péruviens râlent, c'est pour dire ! On découvrira plus tard qu'une grand-mère était assise dans le couloir, sous la marais humaine qui s’amasser dans le bus, pauvre mamie.






Arrivé à Pisac, grosse déception, il est tard, il ne nous reste qu'une petite heure de soleil et surtout, les taxis ont verrouillé la montée au site en nous demandant dans tous les cas beaucoup d'argent pour quelques minutes de taxi. Nous refusons et décidons de monter...à pied. 
C'était la montée la plus physique car 1) ça monte très raide avec des escaliers Incas et 2) on monte vite pour profiter du site. Tout le monde en bas nous disaient qu'il faillait 1h30 pour monter, 45 min plus tard nous y voilà, épuisé mais fier. 

Le site est énorme. Beaucoup plus étendu que Macchu Picchu avec habitations d'un côté, un temple de l'autre etc, etc. Après le Macchu Picchu, c'est clairement le site qui nous a le plus étonné et que l'on a le plus apprécié, d'autant que l'on était tout seul. Le descente se fera de nuit, à la frontale ! Stressant mais marrant comme expérience. Plus tard, nous apprendrons que ce site est un des plus beaux (nous l'avons constaté) mais il n'est pas très fréquenté car son accès est pas aisé (oui...oui....).



Vue d'en bas...il a fallu monter et descendre cette montagne !



Pissac, la ville, en bas!

Il fait nuit, on est à Pisac, on a pris un petit remontant après tous ses efforts et on se prépare à une nouvelle grosse galère avec le bus pour revenir à Cusco, si on réussi à rentrer....ce qui n'est pas gagné. Et là, par chance, on trouve un minivan pas cher qui nous ramène à Cusco en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (un vrai M.Schumacher en herbe, bien que j'ai eu pas mal peur qu'il ne se transforme en A. Senna :-( ) 

Voili voilou, c'est fini pour les Incas et pour Cusco. Le lendemain, on prend le bus pour Lima (22h de bus) et pour quitter l'Amérique du Sud :-( 

Bises 
Fabien

2 commentaires:

Chouchou a dit…

J'adore les bus bordelais finalement...

Fabien a dit…

je crois que tu ne te rends pas compte à quel point tu les aimes, tu les adores ces bus !!!!!

:-)

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